Collab Maison Martin Morel x Les Récupérables

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Nous, on a eu envie de faire un clin d’œil à notre premier amour, le tissu d’ameublement. Tout commence quand Ambroise, mon brillant associé, m’invite à rencontrer le travail d’Emmanuel F. , designer de Maison Martin Morel à l’occasion d’un cocktail à la boutique. Ok, je connaissais, mais de loin… en se rapprochant, le rythme cardiaque s’est accéléré, boom, boom, coup de cœur ! Alors, comment s’y prendre ?  On a d’abord pensé à mixer nos deux univers dans la boutique MMM. Et puis, comme on aime aller au bout de l’idée, on s’est regardé, souri et dit, on fait une collab. Revenons donc aux atomes crochus… Maison Martin Morel c’était de l’histoire ancienne, jusqu’à Emmanuel matérialise son désir de résurrection. Il grandit dans une famille qui a une grande histoire d’amour avec le textile. Son arrière, arrière, arrière, arrière-grand-père  (comme quoi les aïeux, ça marque), le fameux Martin Morel a fondé l’entreprise textile en pleine révolution industrielle ! 

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De 1896 à 1982, Martin Morel & fils imagine, dessine des imprimés inédits et les produit dans l’usine d’anoblissement textile familiale dans la région lyonnaise.

Comment passer à côté d’un tel héritage, sans se retourner ?

Volteface, Emmanuel F, un créatif né, affirme sa fibre artistique et lance sa marque. 

A l’aide du talisman familial, plusieurs grimoires recensant les imprimés, Emmanuel choisit et réédite les motifs. De l’art déco en passant par les années folles, avec un stop par les Trente Glorieuses, il redonne vie à ces trésors avec des collections de prêt-à-porter féminin. Mais, il ne s’arrête pas à la mode et décline aussi les imprimés sur une gamme lifestyle. 

Et c’est là que Les Récupérables intervient ! 

Nous, phénix textile, animé par les imprimés depuis toujours, ne pouvions résister à la tentation d’interpréter ces magnifiques tissus produits en France. Alors, dès la première rencontre, je pose ma question favorite : «  Et vous avez des dead stocks, des tissus qui ne sont pas sortis, des matières non-conformes ? » Emmanuel me regarde, curieux, « oui peut être, il faudrait que j’appelle le stock et les ateliers » Banco, la collab était lancée, elle sera donc réalisée avec les chutes de production des collections MMM pour la Maison. Minute papillon des îles…qu’allais-je inventer  avec ces merveilles ? 

Et bien un KIMBO pardi !

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Déjà parce qu’il me manquait, et surtout pour donner satisfaction à ce qui devenait pressant. Beaucoup de nos mails sont intitulés KIMBO dispo ?  «  et sinon, ils sont où les Kimbos, sur le site, j’ai pas trouvé l’article… »

 Il faut dire que le docu «  Révolte dans la Mode » était passé par là.. sur Arte. Fatalement, il fallait que je réplique. Oui, mais d’abord, il fallait le réajuster, allonger les manches, retravailler le col, peaufiner certaines finitions … lui faire une beauté en somme. 

Alors quand Emmanuel, m’a demandé et au fait on fait quoi comme modèle, je lui ai répondu naturellement un Kimbo, voyons !

Il a paru un peu interloqué.  Ah oui, il manquait la traduction : le Kimbo est un kimono-boléro. 

Quelle merveilleuse idée, le Kimbo se maria aussitôt et à merveille avec les imprimés art déco de la maison. 

Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que c’est une taille unique, et oui puisque c’est une manche kimono, il fonctionne à merveille aussi bien sur un 34 qu’un 40, exit l’angoisse de la taille pour un cadeau de Noël. 

Et puis, disons-le, que porter avec une robe. Le blazer casse inéluctablement la silhouette et à l’ère de la Kombi mania, même combat. D’autant que c’est toujours réjouissant d’allonger la silhouette. Avec le Kimbo, c’est donc un combo magique, un tiers de buste pour deux tiers de jambes. 

Première manche, victoire ! Il fallait penser à une deuxième pièce maîtresse… Voilà, Noël et c’est aussi le moment, où l’on a envie de gagner des points de cool attitude. Alors quand tante Brigitte t’offre une Banane, c’est le summum de la classe. 

RécupérablesXMaison-Morel-Julien-Hay-2018-38 (1)Je me suis dit que c’était fatalement une bonne idée de proposer une alternative aux habituelles pochettes et autres accessoires… borring, osons le terme.  

Et puis la banane, c’est un fournisseur de bonnes vibes, pas besoin de sac à mains, ou de voir ces poches déformées, on sort au grand air les mains dans les poches. Non, la banane c’est définitivement cool ! Et très légèrement à la mode, reconnaissons-le. Bien évidement, il a fallu challenger l’idée, j’aime les coupes graphiques, mais si on regarde une banane, on se dit que c’est pas évident. Alors il a fallu travailler le patronage pour obtenir ce parallélépipède à l’envers et aussi le booster avec un gros zip vintage noir ou doré, c’est selon. 

Comme on aime les cachettes, et pas trop les pickpockets, on a rajouté une poche zippée à l’arrière, la CB ou les chewing-gums seront gardés bien au chaud. Je crois que vous ai tout dit, comme d’hab, j’ai pas encore appris à tenir ma langue. Ah si, dernière chose, où nous trouver en ce moment ? On est à la boutique Maison Martin Morel, banane ( c’était juste pour la blague). Et ce jusqu’au 11 décembre et même le dimanche, y a pas de repos pour une mode qui veut faire rimer les coutures autrement. 

Mes meilleures ondes,

Anaïs

 

 

 

 

Où trouver Les Récupérables ?

La Mode Éthique, la Mode écolo-cool, la Mode éco-responsable, revêt un kyrielle de noms, mais difficilement définissable. Parce que la vérité, c’est qu’elle est nouvelle, en construction et polymorphe. Cela a déjà fait l’objet d’un article sur le blog, un cure de rappel pour les retardataires.

Une question revient souvent, où trouver cette Mode éthique « plus juste» ?

Pour Les Récupérables, cela a été un défi de trouver des lieux de distribution en accord avec nos valeurs et engagements.

Centre Commercial, ce temple de la Mode parisienne, consciente, stylée et intemporelle, créée il y a 8 ans par les co-fondateurs de Veja, était notre premier choix, l’objectif à atteindre, bref la boutique de mes rêves.

Bon généralement, ça passe par le travail et l’analyse. Première étape, essayer de comprendre comment marche une telle boutique. Il y a un an et demi, j’ai eu rendez-vous avec le directeur des achats qui m’avait dit, avec bienveillance : « c’est, bien Anaïs, tes créa en rideaux à fleurs, mais sérieusement, tant que tu feras pas de taille et de bleu marine, ça va être compliqué ton histoire ».

Direction, remise en question ! J’ai donc tenté d’appliquer ce super théorème. Je vous épargnerai tous les détails techniques de la gradation. Il s’agit de créer des tailles et de les tester en essayages sur différentes morphologies, c’est un chapitre à part entière. Le bleu marine, je l’ai toujours trouvé d’un chic inné mais où en trouver… J’ai alors développé des partenariats et acheter des fins de rouleaux et des matières dites non-conformes pour avoir un plus grand choix de tissu et de couleur. .

Après avoir relevé, il y a un an, le défi d’une campagne Ulule, livré les 600 pièces dans les temps et confirmé l’enthousiasme de la communauté pour la marque, je me suis dit que nous serio2018-10-25ns bientôt prêts pour être distribué en boutique. La collection a été un beau moment de création, que vous avez adopté ( la preuve en image à retrouver dans KLUB), de confirmer qu’il fallait décrocher le téléphone et prendre rendez-vous avec l’acheteuse de Centre Commercial.

Le rendez-vous avec Sabra a été un chouette moment d’échange, j’ai fait le mannequin cabine et l’article de chaque création, l’acheteuse aguerrie a pu ensuite orienter ses choix en fonction de l’ADN de leurs deux boutiques. Il ne restait « plus qu’à» lancer la production, livrer dans les temps et organiser un bel évènement pour fêter cette entrée en boutique !

La soirée de lancement des Récupérables chez Centre Commercial a eu lieu, en pleine fashion week, dans un Paris embouteillé par des berlines noires, mais elle a réussi à réunir communauté, curieux et rédactrices de mode. Une entrée dans le retail réussie pour la marque qui aime relever des défis.

KLOW, nouvelle e-boutique multi-marques engagée

Capture d_écran 2018-10-22 à 17.34.52Pourquoi KLOW ? La réponse est simplisme, des valeurs communes, une exigence sur les critères de sélection et surtout une vraie direction artistique.

Le concept-store on line, se retrouve dans la déclaration d’Emma Watson « I want to look good, feel good and do good, and that, to me, is luxury. » Klow s’adresse aux européens.es qui veulent accorder leurs idéaux avec leurs dressing. Nous, on est conquis !

Ventes secrètes : un moment privilégié

Les ventes secrètes c’est un moment pour découvrir la nouvelle collection, retrouver les copines, avoir un coup de coeur pour une pièce en série limitée.

Et surtout, tchatcher Mode, oui mais Responsable. Pour les novices, avoir la preuve que c’est possible, pour les converties, être en accord avec ses convictions, être fière de son action et se sentir belle.

Ces ventes secrètes font partis de l’ADN de la marque : créer du lien !

Dès les débuts de l’aventure, j’ai pensé ces moments comme des temps de rencontre dans des endroits insolites, appartement, salon de coiffure, café… pour créer un climat propice à l’échange et le conseil en image.

Un de mes instants préférés c’est quand la collection prend vie sur des corps tous différents et écouter attentivement les retours en live, sans filtre, en toute sincérité.

Meilleures ondes, Anaïs

 

 

Comment définir la mode éco-responsable?

Kaban-coat-manteau-fashion-paris-sustainaible-1La Mode Éthique, la Mode écolo-cool, la Mode éco-responsable, on lui attribut tous les noms mais on n’en donne pas encore de définitions. Parce que la vérité, c’est qu’elle est nouvelle, en construction et polymorphe.

Cela fait quelques années que je l’aborde. J’aurais aimé lui donner un cadre, une définition, un cahier des charges mais ce serait la priver de sa diversité. Cette mode que j’aime qualifier de « plus juste», a plusieurs visages et c’est ce qui fait sa richesse. A nous d’écrire sur cette page blanche.

Une chose est sûre, le premier des critères à cocher, c’est la transparence !

Où est-ce produit, par qui et comment ?

Si on fait une énumérations de ces quelques critères qui donnerait quelques repères, on pourrait lister :

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Les matières naturelles moins gourmandes en eau (lin, chanvre, caoutchouc naturel coucou Veja).

Les matières biologiques ( présence quasi nulle de pesticides, moins d’eau utilisé…).

Les matières recyclées ( process industriel encore en développement).

-Les matières innovantes ( tencel…. ).

-Conditions de travail : respect des horaires, formation d’un syndicat.

-Bilan carbone : distance parcouru + volume de production.

On vous laisse seul juge de choisir le terme le plus percutant, mais une chose est sûre, nous allez beaucoup entendre parler de cette mode plus juste qui renverse les codes et bouleverse la fast fashion.

Meilleures ondes, Anaïs

La mode est belle est bien Récupérable!!!