LES COULISSES DU SHOOTING PHOTO

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Et c’est ainsi que nous sommes partis en Normandie…

La question, c’était, sortir de Paris, s’évader à la campagne, et raconter l’histoire de KOOL.

Deux fois par an, la création photo s’opère. Et c’est grâce à ma compère de toujours Lucie Sassiat, une as de la photo, un génie de la lumière ( c’est pas pour rien qu’elle s’appelle Lucie, ça veut dire lumière dans toutes les langues) et une âme créative complice.

Arriver à faire ressentir ce que l’on a envie par l’image, ce n’est pas trois clic, c’est de l’énergie, du rêve et de la poésie. Alors, ça passe par une grande conversation. Généralement, voici notre mode opératoire… On se retrouve avec Lucie dans un café, de préférence au soleil en terrasse et elle me pose des questions intimes.

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Alors qu’as-tu encore inventé ? c’est quoi l’histoire que tu veux raconter? Tu as pensé à quoi quand tu as créé cette collection ? Quelles femmes pourraient incarner cette histoire ?

J’adore la qualité de son écoute, la pertinence de ses questions, toujours justes. Parfois monte une émotion que je lui exprime avec des onomatopées, des expressions du visage…

Bon ce qui est pratique c’est qu’elle me lie comme un livre ouvert.  Alors, j’articule ma pensée. Et le premier mot qui est sorti, c’est SORORITÉ ! Cela a fait échos à notre histoire, à nos années d’amitié et à notre relation créative qui nous propulse dans un autre rapport, plus fort !

Partager la différence, la confidence, l’indulgence, les doutes, c’est ce que renvoyait ce terme enfin d’actualité. La Sororité, c’était ce que je voulais exprimer avec  Kool.

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Direction, la réflexion. Quel cadre, quelles personnes allaient donner naissance à cette collection ?

Pour la petite histoire…. Un jour j’ai croisé une belle âme rousse dans le métro, j’ai osé l’interpeler pour l’inviter au défilé, dégainé une carte de visite et puis pouf … carte égarée… chassé croisé !

En cherchant celles qui incarneraient la collection, je me suis baladée sur Instagram et là qui vois-je ? Claire Francès, le lien était raccommodé.

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Mais qui allait devenir sa partenaire de jeu ? Lucie m’avait conseillé de regarder le profil de Mathilda Galmot, coup de coeur, boom, boom. Nous prenons un long moment pour échanger par téléphone, la connexion est là.

J’appelle Lucie,  » ça y est je crois que nous tenons une très belle histoire de SORORITÉ » . Et elle s’est réalisée, sur le shooting bien sûr. Mais surtout après, car Mathilda et Claire ont tissé des liens et l’amitié est née.

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Notre fine équipe pouvait prendre le chemin de la Normandie, composée de talents tous féminins, à l’exception de l’homme de la situation Ambroise, mon cher associé dont la passion pour l’image n’est plus à démontrer. Ses photos backstage à l’appui.

 

Nous voilà donc partis pour écrire cette histoire Kool que l’on vous distille chaque jour avec parcimonie tant elles sont précieuses et porteuses de sens à nos yeux d’enfants.

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Anaïs Dautais Warmel

 

 

 

Reportage à l’atelier 13’ATIPIK

L’histoire que je m’apprête à vous dévoiler a le goût du vrai  !

Un jour, juste après notre video sur Brut, je reçois un message d’une personne qui me dit être sur la même longueur d’ondes, défendre l’upcycling, s’engager dans cette voie etc…

Et soudain, je me rends compte que nous sommes, certes sur la même fréquence mais que cette femme est un héros ! Elle créée son propre atelier d’insertion à Marseille, il y a 6 ans et elle continue à prouver que c’est possible.

Alignement des planètes !

Nous voilà parties pour ANTI-FASHION à Marseille, sous un soleil ardent de juin. Nous installons, les créations dans l’espace créateurs de la Bourse du travail métamorphosé pour l’occasion ainsi que la carte interactive des matières.

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Et qui vois-je arriver ?  Elle-même, Sahouda Maalem qui me fait remarquer que j’aurais quand même pu passer la voir plus tôt. Je ris, lui dis que je suis arrivée la veille, elle sourit et me donne rendez-vous dès le lendemain matin pour découvrir son atelier et son équipe !

J’ai bien cru, que je n’allais pas repartir à Paris, entre Soleil, effervescence créative, outils de production et détermination contagieuse. Ma décision était prise, j’allais vivre au soleil par procuration et confiant mes créations à l’atelier 13 Atipik. Ainsi, elles regorgeraient de vitalité et illumineraient notre Paris gris !

Paris tenu, Marseille, nous v’là !

Quelques semaines plus tard, je prépare avec la fine équipe tous les tissus (fins de rouleaux, tapisserie, rideaux etc…) pour un départ vers Marseille. Les modèles venaient  tout juste de sortir de mon imaginaire. Les échanges avec la talentueuse modéliste Sophie H., nouvellement rencontrée, étaient dans la phase « prototypage-chipotage ». Sophie H, habituée et patiente, notait mes envies de précisions, et peaufinait les patrons de la robe Kandide, de la Kombi Dandy, du Kaban et du Bombers !

« Allô Sahouda, ça y est les patrons sont finis, ils passent à la digit-grada et je te les envoies ! »

Traduction : digitalisation ( si tout brûle, on a tout sur ordi et on peut ressortir les patrons à volo) et gradation ( ça c’est un chapitre à part entière, c’est comment on fait les tailles aïe aïe aïe)

 » Allô Anaïs, les têtes de série sont prêtes, tu passes les voir à l’atelier ?  » Billets de trains réservés pour moi et Zaza.  Ce héros de la fab (fabrication), oeil de lynx, capable aussi bien de modifier un patron, que de contrôler 500 pièces.

Nous voilà arrivées et hébergées chez Sabine, bras droit de la fondatrice d’Anti-Fashion, l’occasion de se raconter nos avancées respectives un moi après !

Il aura fallu 48h dont 24 travaillées pour que Zaza se fasse encore une fois passée pour Indispensable, une fée que l’on aimerait avoir constamment à ses côtés. Premier jour, j’essaie le Kaban et me rend compte que les 5 centimètre d’ourlet n’avait pas été comptabilisés… 5 cm trop court. Zaza, me demande de sortir toutes les tailles du Kaban et la voilà partie dans une modification simple en apparence, 4 heures en réalité.

Deuxième essai, la Robe, j’avais demandé à Sophie un « je ne sais quoi », un petit surplus de matière au niveau de la taille, mais voilà qu’il pose question dans sa finition. Toute l’équipe de 13 Atipik réfléchit, y va de sa plus belle expértise. Les mécaniciens.es ( c’est comme ça qu’on dit oui oui) cousent, décousent, proposent et trouvent une finition impeccable pour ce  » je ne sais quoi » périlleux.

Le Bombers, je crois que je n’avais encore jamais rien vu d’aussi bien piqué !

On dit piquer pour coudre… et bien moi, ça avait piqué mon coeur, tant Nemat, cet orfèvre de la couture avait mis toute son experience dans la réalisation de ce Bombers.

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Et si, vous voulez rire, voici une autre histoire, politiquement incorrect.

Nous allons déjeuner dans le quartier et je croise Bourros, le coupeur ( c’est un vrai métier à part entière). Nous avions sympathisé car il est arménien et que les Arméniens sont des gens très intelligents ( j’ai été élevée par un Arménien et c’est comme ça qu’ils font preuve de modestie !) Je le vois donc marcher dans la rue et lui dis :  » Mais Bourros, vous boitez, vous devriez vous arrêtez de travailler » Il rétorque gentiment  « Mais vous planez-vous ! Si je travaille ici (à l’atelier d’insertion), c’est grâce à mon handicape. » La claque, oui, c’était pourtant évidement !

Comme quoi des Héros comme Sahouda peuvent transformer un handicape en force et en atout non-discriminant.

L’atelier 13 Atipik, c’est un partenaire mais aussi et surtout un frère de valeurs dans une famille où nulle n’est parfait, mais jamais laissé de côté. Les stigmates des guerres, de l’exclusion et de l’handicape sont ici métamorphosés en forces. On considère la personne, sa volonté d’avancer, pour révéler son potentiel et ses savoir-faire couture !

Bravo et merci Sahouda ! Hâte de vous retrouver… toi et ta fabuleuse équipe !

                                                                                                                         Anaïs Dautais Warmel

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Quoi de neuf sous le sapin?

Cette année, on dirait que les consciences se sont envolées pour une danse des lutins.
Et oui, parce que les lutins, c’est vert !
Le vent d’hiver souffle, souffle, souffle et on se demande bien qu’est-ce qu’on va bien pouvoir s’offrir maintenant qu’on ne peut plus rien manger.
Je n’épiloguerai pas sur le sujet, chacun voit midi à sa porte et le dej qui va avec. Traditionnelle dinde de Noël ou révolutionnaire pâté en croute vegan, ça appartient à chacun …
Sur la question des cadeaux, je suis pas la pro du neuf, puisque j’ai toujours opté pour la chine, le clin d’œil, la madeleine de Proust, voire la blague…
Alors bien sûr, vous pouvez donner dans la cravate, il y en a des sublimes, sorties d’une époque dorée où Pierre Cardin avait de sacrées licences. Tonton Hervé, jeune retraité, renouera avec l’esprit du bureau et Eliot sera ravi d’avoir un accessoire pour ses strip tease… Quand à Léa, elle s’en fera un ravissant headband.
Le moulin à poivre, le cahier d’école, le top à fleurs, le cadre émaillé, le triple miroir, le tout vintage évidemment, ça marche toujours !
Pourquoi ? Parce que ! Si vous voulez en savoir plus sur ce courant qui nous envahit et nous fait un bien fou, je vous conseille le livre Rétro-Cool !

9782081442610Co-écrit par les talentueuses Katell Pouliquen, rédactrice en chef du Elle et Nathalie Dolivo, grand reporter.
Les deux journalistes du ELLE mouillent la chemise de l’annonceur et nous parlent depuis l’antre du « toujours plus » et de comment on revient au « moins, mais mieux ». Si vous voulez creuser le sujet, vous pouvez verser dans l’éthique, et faire forte impression avec un Platon ou opter pour une question qui nous taraude La Mode Éthique est-elle possible ?
Personnellement, j’essaie de répondre à cette question à tiroirs, les réponses ont des allures de Matriochkla et c’est tant mieux, il y a plein de façons de réinventer la Mode et son impact.

Majdouline Sbaï, sociologue, nous donne des pistes, pour ne pas perdre le fil.index
La Mode Éthique est-elle possible, aux éditions Rue de l’échiquier. Voilà de quoi se lancer sur le canapé pour une session lecture au coin du feu de cheminée.
Suite du programme, une petite marche digestive pour faire digérer ce qui a accompagné la salade verte … l’occasion de marcher dans la forêt en accord avec ces envies de reforestation.

Tu savais que VEJA avait permis de sauvegarder X hectares grâce au soutien des seringeros, les artisans qui saignent l’arbre sacré Evéa pour en extraire le caoutchouc qui fait les semelles de ces sneackers écolo-cool qui font trembler la planète mode ?
Je ne saurai vous recommander un modèle en particulier, ils sont tous canons, dessinés par Caroline B., designer engagée de la première heure.30077735_1043322755815672_662752151428136960_n
Je passe du caoutchouc au bambou mais que voulez-vous quand on aime le végétal pour vous parler d’un cadeau de ma chère Maman que j’ai trouvé, sur le coup, anodin mais qui m’a sauvé la peau.
Je suis très sérieuse, bien que Marseillaise parfois (hé j’adore Marseille, nos collections sont réalisées chez 13 Atipik, dans l’atelier d’insertion le plus dingue de France) !
Donc, reprenons sur le petit cadeau-miracle, roulement de tambours…. Les lingettes
démaquillantes réutilisables à base de Bambou (ou de coton bio d’ailleurs).
Bon, ok, ça peut paraître bête comme chou, mais l’impact est important, et exit les cotons
polluants et leur pénurie à minuit.

Et puis, une chose en amène une autre, le maquillage donc. Je ne prêcherai pas des convaincues qui ont dit non aux massacres des baleines et qui ont opté pour le no-make everyday et le bio. Et donc… le mascara bio, parfait qui ne fait pas des yeux panda, ça intéresse quelqu’un ?
J’ai trouvé le Graal des yeux de biche grâce à une amie make up pro, la talentueuse Elodie Barrat. Bien entendu, c’est la meilleure des make up qui partage son temps entre les shoot et les run away pour Dior et consort mais qui a aussi, une démarche engagée super pointue.
Grâce à elle, j’ai découvert Phyt’s, une marque bio et Made in France, deux critères essentiels dans notre quête de sens. Donc, revenons à vos beaux yeux, le mascara Phyt’s est extra (mince, je me transforme vraiment en blogueuse).

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Et surtout, j’ai cessé d’utiliser des produits qui piquent mes yeux bleus, parce que les lingettes réutilisables, bah, je mets de l’eau et puis pouf, plus rien, tour de magie !
Si tu as lu, jusqu’à ici, primo, je te félicite, surtout dans une société où parait-il on ne lit plus … et, je t’offre un cadeau !

 

Et oui, c’est Noël. Alors, attention la phrase pique (je ne pensais jamais l’écrire), je me lance sur le clavier :
« Pour 90€ d’achat sur notre site internet ou à la boutique Maison Martin Morel, on t’offre un Tshirt Récupérable en coton bio ».
Évidement, tu te dis que c’est le cadeau idéal pour ta cousine irrécupérable de 16 ans ou encore pour ta collègue un peu relou ou même pour évangéliser ta copine addict à la Fast Fashion mais en fait, on sait que tu vas certainement le garder pour toi.
La vérité, c’est que tu en feras bien ce que tu voudras, c’est, ça qu’est chouette !
Sinon, samedi, si tu n’ai pas à un dej de famille qui s’éternise ou si tu n’es pas coincée dans les transports ou en train d’épiloguer sur la crise sociale du moment…
On t’attend pour un gouter de Noël qui dégénérera certainement en apéro. Rendez-vous à la boutique Maison Martin Morel, dans le Marais, au 12 rue des Commines.

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Pour fêter notre résidence, on a mélangé nos univers… une collab est née. Kimbo, pièce iconique réclamée, a été réalisé dans les fins de rouleaux MMM et les Bananes dans les chutes du Kimbo.
Economie Circulaire, quand tu nous tient !
Ce sera notre dernier week-end à la boutique éphémère, viens voir, en vrai, la collection Karesse, mettre un peu de douceur dans cet hiver et échanger sur la wish list de Noël.
Mes meilleures ondes,
Anaïs

Collab Maison Martin Morel x Les Récupérables

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Nous, on a eu envie de faire un clin d’œil à notre premier amour, le tissu d’ameublement. Tout commence quand Ambroise, mon brillant associé, m’invite à rencontrer le travail d’Emmanuel F. , designer de Maison Martin Morel à l’occasion d’un cocktail à la boutique. Ok, je connaissais, mais de loin… en se rapprochant, le rythme cardiaque s’est accéléré, boom, boom, coup de cœur ! Alors, comment s’y prendre ?  On a d’abord pensé à mixer nos deux univers dans la boutique MMM. Et puis, comme on aime aller au bout de l’idée, on s’est regardé, souri et dit, on fait une collab. Revenons donc aux atomes crochus… Maison Martin Morel c’était de l’histoire ancienne, jusqu’à Emmanuel matérialise son désir de résurrection. Il grandit dans une famille qui a une grande histoire d’amour avec le textile. Son arrière, arrière, arrière, arrière-grand-père  (comme quoi les aïeux, ça marque), le fameux Martin Morel a fondé l’entreprise textile en pleine révolution industrielle ! 

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De 1896 à 1982, Martin Morel & fils imagine, dessine des imprimés inédits et les produit dans l’usine d’anoblissement textile familiale dans la région lyonnaise.

Comment passer à côté d’un tel héritage, sans se retourner ?

Volteface, Emmanuel F, un créatif né, affirme sa fibre artistique et lance sa marque. 

A l’aide du talisman familial, plusieurs grimoires recensant les imprimés, Emmanuel choisit et réédite les motifs. De l’art déco en passant par les années folles, avec un stop par les Trente Glorieuses, il redonne vie à ces trésors avec des collections de prêt-à-porter féminin. Mais, il ne s’arrête pas à la mode et décline aussi les imprimés sur une gamme lifestyle. 

Et c’est là que Les Récupérables intervient ! 

Nous, phénix textile, animé par les imprimés depuis toujours, ne pouvions résister à la tentation d’interpréter ces magnifiques tissus produits en France. Alors, dès la première rencontre, je pose ma question favorite : «  Et vous avez des dead stocks, des tissus qui ne sont pas sortis, des matières non-conformes ? » Emmanuel me regarde, curieux, « oui peut être, il faudrait que j’appelle le stock et les ateliers » Banco, la collab était lancée, elle sera donc réalisée avec les chutes de production des collections MMM pour la Maison. Minute papillon des îles…qu’allais-je inventer  avec ces merveilles ? 

Et bien un KIMBO pardi !

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Déjà parce qu’il me manquait, et surtout pour donner satisfaction à ce qui devenait pressant. Beaucoup de nos mails sont intitulés KIMBO dispo ?  «  et sinon, ils sont où les Kimbos, sur le site, j’ai pas trouvé l’article… »

 Il faut dire que le docu «  Révolte dans la Mode » était passé par là.. sur Arte. Fatalement, il fallait que je réplique. Oui, mais d’abord, il fallait le réajuster, allonger les manches, retravailler le col, peaufiner certaines finitions … lui faire une beauté en somme. 

Alors quand Emmanuel, m’a demandé et au fait on fait quoi comme modèle, je lui ai répondu naturellement un Kimbo, voyons !

Il a paru un peu interloqué.  Ah oui, il manquait la traduction : le Kimbo est un kimono-boléro. 

Quelle merveilleuse idée, le Kimbo se maria aussitôt et à merveille avec les imprimés art déco de la maison. 

Ce qui est d’autant plus appréciable c’est que c’est une taille unique, et oui puisque c’est une manche kimono, il fonctionne à merveille aussi bien sur un 34 qu’un 40, exit l’angoisse de la taille pour un cadeau de Noël. 

Et puis, disons-le, que porter avec une robe. Le blazer casse inéluctablement la silhouette et à l’ère de la Kombi mania, même combat. D’autant que c’est toujours réjouissant d’allonger la silhouette. Avec le Kimbo, c’est donc un combo magique, un tiers de buste pour deux tiers de jambes. 

Première manche, victoire ! Il fallait penser à une deuxième pièce maîtresse… Voilà, Noël et c’est aussi le moment, où l’on a envie de gagner des points de cool attitude. Alors quand tante Brigitte t’offre une Banane, c’est le summum de la classe. 

RécupérablesXMaison-Morel-Julien-Hay-2018-38 (1)Je me suis dit que c’était fatalement une bonne idée de proposer une alternative aux habituelles pochettes et autres accessoires… borring, osons le terme.  

Et puis la banane, c’est un fournisseur de bonnes vibes, pas besoin de sac à mains, ou de voir ces poches déformées, on sort au grand air les mains dans les poches. Non, la banane c’est définitivement cool ! Et très légèrement à la mode, reconnaissons-le. Bien évidement, il a fallu challenger l’idée, j’aime les coupes graphiques, mais si on regarde une banane, on se dit que c’est pas évident. Alors il a fallu travailler le patronage pour obtenir ce parallélépipède à l’envers et aussi le booster avec un gros zip vintage noir ou doré, c’est selon. 

Comme on aime les cachettes, et pas trop les pickpockets, on a rajouté une poche zippée à l’arrière, la CB ou les chewing-gums seront gardés bien au chaud. Je crois que vous ai tout dit, comme d’hab, j’ai pas encore appris à tenir ma langue. Ah si, dernière chose, où nous trouver en ce moment ? On est à la boutique Maison Martin Morel, banane ( c’était juste pour la blague). Et ce jusqu’au 11 décembre et même le dimanche, y a pas de repos pour une mode qui veut faire rimer les coutures autrement. 

Mes meilleures ondes,

Anaïs

 

 

 

 

Où trouver Les Récupérables ?

La Mode Éthique, la Mode écolo-cool, la Mode éco-responsable, revêt un kyrielle de noms, mais difficilement définissable. Parce que la vérité, c’est qu’elle est nouvelle, en construction et polymorphe. Cela a déjà fait l’objet d’un article sur le blog, un cure de rappel pour les retardataires.

Une question revient souvent, où trouver cette Mode éthique « plus juste» ?

Pour Les Récupérables, cela a été un défi de trouver des lieux de distribution en accord avec nos valeurs et engagements.

Centre Commercial, ce temple de la Mode parisienne, consciente, stylée et intemporelle, créée il y a 8 ans par les co-fondateurs de Veja, était notre premier choix, l’objectif à atteindre, bref la boutique de mes rêves.

Bon généralement, ça passe par le travail et l’analyse. Première étape, essayer de comprendre comment marche une telle boutique. Il y a un an et demi, j’ai eu rendez-vous avec le directeur des achats qui m’avait dit, avec bienveillance : « c’est, bien Anaïs, tes créa en rideaux à fleurs, mais sérieusement, tant que tu feras pas de taille et de bleu marine, ça va être compliqué ton histoire ».

Direction, remise en question ! J’ai donc tenté d’appliquer ce super théorème. Je vous épargnerai tous les détails techniques de la gradation. Il s’agit de créer des tailles et de les tester en essayages sur différentes morphologies, c’est un chapitre à part entière. Le bleu marine, je l’ai toujours trouvé d’un chic inné mais où en trouver… J’ai alors développé des partenariats et acheter des fins de rouleaux et des matières dites non-conformes pour avoir un plus grand choix de tissu et de couleur. .

Après avoir relevé, il y a un an, le défi d’une campagne Ulule, livré les 600 pièces dans les temps et confirmé l’enthousiasme de la communauté pour la marque, je me suis dit que nous serio2018-10-25ns bientôt prêts pour être distribué en boutique. La collection a été un beau moment de création, que vous avez adopté ( la preuve en image à retrouver dans KLUB), de confirmer qu’il fallait décrocher le téléphone et prendre rendez-vous avec l’acheteuse de Centre Commercial.

Le rendez-vous avec Sabra a été un chouette moment d’échange, j’ai fait le mannequin cabine et l’article de chaque création, l’acheteuse aguerrie a pu ensuite orienter ses choix en fonction de l’ADN de leurs deux boutiques. Il ne restait « plus qu’à» lancer la production, livrer dans les temps et organiser un bel évènement pour fêter cette entrée en boutique !

La soirée de lancement des Récupérables chez Centre Commercial a eu lieu, en pleine fashion week, dans un Paris embouteillé par des berlines noires, mais elle a réussi à réunir communauté, curieux et rédactrices de mode. Une entrée dans le retail réussie pour la marque qui aime relever des défis.

KLOW, nouvelle e-boutique multi-marques engagée

Capture d_écran 2018-10-22 à 17.34.52Pourquoi KLOW ? La réponse est simplisme, des valeurs communes, une exigence sur les critères de sélection et surtout une vraie direction artistique.

Le concept-store on line, se retrouve dans la déclaration d’Emma Watson « I want to look good, feel good and do good, and that, to me, is luxury. » Klow s’adresse aux européens.es qui veulent accorder leurs idéaux avec leurs dressing. Nous, on est conquis !

Ventes secrètes : un moment privilégié

Les ventes secrètes c’est un moment pour découvrir la nouvelle collection, retrouver les copines, avoir un coup de coeur pour une pièce en série limitée.

Et surtout, tchatcher Mode, oui mais Responsable. Pour les novices, avoir la preuve que c’est possible, pour les converties, être en accord avec ses convictions, être fière de son action et se sentir belle.

Ces ventes secrètes font partis de l’ADN de la marque : créer du lien !

Dès les débuts de l’aventure, j’ai pensé ces moments comme des temps de rencontre dans des endroits insolites, appartement, salon de coiffure, café… pour créer un climat propice à l’échange et le conseil en image.

Un de mes instants préférés c’est quand la collection prend vie sur des corps tous différents et écouter attentivement les retours en live, sans filtre, en toute sincérité.

Meilleures ondes, Anaïs

 

 

Comment définir la mode éco-responsable?

Kaban-coat-manteau-fashion-paris-sustainaible-1La Mode Éthique, la Mode écolo-cool, la Mode éco-responsable, on lui attribut tous les noms mais on n’en donne pas encore de définitions. Parce que la vérité, c’est qu’elle est nouvelle, en construction et polymorphe.

Cela fait quelques années que je l’aborde. J’aurais aimé lui donner un cadre, une définition, un cahier des charges mais ce serait la priver de sa diversité. Cette mode que j’aime qualifier de « plus juste», a plusieurs visages et c’est ce qui fait sa richesse. A nous d’écrire sur cette page blanche.

Une chose est sûre, le premier des critères à cocher, c’est la transparence !

Où est-ce produit, par qui et comment ?

Si on fait une énumérations de ces quelques critères qui donnerait quelques repères, on pourrait lister :

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Les matières naturelles moins gourmandes en eau (lin, chanvre, caoutchouc naturel coucou Veja).

Les matières biologiques ( présence quasi nulle de pesticides, moins d’eau utilisé…).

Les matières recyclées ( process industriel encore en développement).

-Les matières innovantes ( tencel…. ).

-Conditions de travail : respect des horaires, formation d’un syndicat.

-Bilan carbone : distance parcouru + volume de production.

On vous laisse seul juge de choisir le terme le plus percutant, mais une chose est sûre, nous allez beaucoup entendre parler de cette mode plus juste qui renverse les codes et bouleverse la fast fashion.

Meilleures ondes, Anaïs

La mode est belle est bien Récupérable!!!